Fêtes de fin d’année et vaccination au menu de la cellule de crise

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personnes réunies autour d'une table
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Fêtes de fin d’année et vaccination au menu de la cellule de crise

La cellule de crise de l’Apei Centre Alsace s’est réunie le mardi 15 décembre pour aborder deux sujets d’actualité: les retours en famille pendant les fêtes et la campagne de vaccination à venir en début d’année pour les personnes âgées.

personnes réunies autour d'une table

La cellule de crise de l’Apei Centre Alsace s’est réunie pour préparer notamment les fêtes de fin d’année pour les résidents © Françoise Digel – Apei Centre Alsace

Les fenêtres, qui avaient été ouvertes pour aérer la salle de réunion du SAVS-Samsah, sont refermées. La réunion est prête à commencer. Une dizaine de représentants de différents services s’installent autour de Maxime Herrgott, directeur général de l’Apei Centre Alsace. Le Dr Anne-Laure Dellinger, médecin du Camsp (Centre d’action médico-sociale précoce) d’Alsace Centrale, assiste à la réunion en visioconférence.

L’ordre du jour est précis, en pleine actualité. Comment mettre en place les nouvelles recommandations du gouvernement pour les retours en famille des personnes accueillies en foyer d’hébergement (L’Ancienne Cour et Rue du Tabac) et en foyer d’accueil médicalisé et/ou spécialisé (Le Castel, Le Charme, Le Châtaignier) ? Comment préparer la campagne de vaccination qui doit démarrer en janvier ?

Retours en famille: des tests selon les cas…

Les retours en famille sont importants, peut-être encore plus cette année après près de dix mois de crise sanitaire. Mais il faudra veiller aux gestes barrière et aux mesures de distanciation, sensibiliser les familles en ce sens en amont, ainsi que les personnes accompagnées à leur retour.

Tout d’abord, l’autoquestionnaire des familles sera adapté aux fêtes, notamment la question du nombre de personnes présentes au repas. «C’est toute la complexité de ce déconfinement. Certaines personnes rentrent déjà le week-end, mais là, il faut ajouter les risques liés aux fêtes», rappelle le Dr Dellinger, qui préconise l’élaboration d’une plaquette spécifique dédiée aux familles reprenant les risques et les mesures à mettre en place spécifiquement. Les familles seront informées de ces nouvelles dispositions, du temps sera pris avec elles dans chaque foyer pour les responsabiliser, le tout dans la bienveillance.

Pour les retours en foyer, les mesures seront différenciées selon les retrouvailles familiales et les lieux d’hébergement.

Pour les personnes qui reviennent en foyer après plusieurs jours passés en famille, un test PCR sera réalisé, suivi d’un temps de confinement strict en chambre, le temps que le résultat arrive. Les personnes bénéficieront aussi d’une surveillance accrue pendant sept jours.

Pour les personnes qui rentrent juste pour un repas dans un cercle familial réduit, il n’y aura pas de test, mais la surveillance restera de mise.

Pour les personnes qui rentrent pour un repas lors duquel la cellule familiale est élargie, un test PCR est réalisé au retour. L’autoquestionnaire des familles prendra là toute son importance.

Les personnes qui partent en famille et veulent fêter Nouvel An dans leur foyer d’hébergement devront impérativement être de retour au plus tard le 28 décembre afin qu’elles puissent être testées et obtenir le résultat avant le réveillon. Elles aussi devront rester en chambre en attendant le résultat. Pour les foyers d’hébergement, les tests s’effectueront au centre de dépistage de Sélestat. Pour les foyers du Pôle SAM (Santé accompagnement médicalisé) de Châtenois, les infirmières pourront s’en charger.

Se pose le cas particulier du Charme. Etant donné que des résidents vont rentrer plusieurs jours et que certains ne peuvent ni être testés, ni isolés, le confinement se fera par logis à leur retour.

«Quid des personnes qui refusent de se faire tester?», demande une chef de service. Dans ce cas, la personne sera de fait isolé dans sa chambre durant sept jours, ceci afin de garantir la sécurité des autres résidents.

Les tests ne concernent que les foyers, pas les services fermés pendant les vacances (accueil de jour Le Moulin, Esat L’Évasion). L’autoquestionnaire des familles sera suffisant.

Selon le psychologue, la privation de libertés est de plus en plus difficile à vivre pour tous. Les résidents, en particulier, sont en demande de temps festifs, d’activités. «Le ras-le-bol est général», confirme une chef de service. Maxime Herrgott rappelle que les animations collectives sont tout à fait possibles et encouragées, «en petits groupes et dans le respect des gestes barrière et de distanciation».

Vaccination: en attente de précisions

Quant à la vaccination, la campagne doit débuter courant janvier, d’abord pour les Ehpad et pour les personnes âgées en Foyer d’accueil médicalisé. Des services du Pôle SAM sont donc concernés. L’âge retenu pour les personnes en situation de handicap n’a pas encore été défini.

En attendant plus de précisions du gouvernement, une équipe travaillera sur la communication de cette campagne de vaccination, qui précisera des éléments scientifiques. Le document sera transcrit en Falc (Facile à lire et à comprendre), pour que chacun puisse comprendre le sens et l’intérêt de la vaccination collective.

Les personnes se lèvent, rouvrent les fenêtres. La réunion est terminée.

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